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Prochaine émission: Entretiens avec João Bernardo - Prochain son de Radio Vosstanie le 25 Avril 2018 à 14h.

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samedi 21 avril 2018

Entretiens avec João Bernardo - Prochain son de Radio Vosstanie le 25 Avril 2018 à 14h

Prochain son de Radio Vosstanie !
avec 
João Bernardo

Entretiens autour de son livre 

Économie des conflits sociaux 
(Economia dos conflitos sociais)   

- Le 25 Avril 2018 à 14h -



THÈMES QUI SERONT ABORDES
...et bien d'autres digressions.

La Plus-value - La plus-value comme capacité d'action - Marx: L'action comme praxis - la contradiction comme lutte des classes - Plus-value relative et plus-value absolue  - La plus-value relative: la reproduction de la force de travail - La production de la force de travail - Le taux de profit et sa baisse - Conditions générales de production et Unités de Production "particulières" - État restreint et État "Ample" - Travail productif - Travail improductif  - Bourgeoisie et "Managers" - Répartition de la plus-value - L'argent et sa fonction - Économie des processus révolutionnaires : Marxisme orthodoxe et marxisme hétérodoxe / Marxisme des forces productives et marxisme des relations sociales de production - Les nouvelles relations sociales - Le développement des nouvelles relations sociales - L’effondrement des nouvelles relations sociales.




 Cortez Editora 1991 (1ère édition) 

Expressão Popular Editora 2009 (2ème édition)




EN SAVOIR PLUS

Labyrinthes du fascisme avec João Bernardo Emission du 26/09/2015

Sur son parcours jusqu'à l'expérience du Journal Combate (1974-1978)
A l'initiative du journal avec Rita Delgado et João Crisóstomo.
Extrait de l'émission sur

 

mercredi 11 avril 2018

Portugal – A Revolução Impossível? de Phil Mailer [PARUTION]

INDISPENSABLE 
PROBABLEMENT LE MEILLEUR LIVRE SUR LE SUJET


Após a data que, da noite para o dia, derrubou quase cinquenta anos de ditadura, seguiram-se dezoito meses de convulsões profundas que trouxeram à tona as forças e fragilidades da sociedade portuguesa. Um povo pobre e deprimido, uma massa de gente ignorante e ignorada, habituada a não ter voz, revelou uma consciência política que parecia adormecida— a consciência da sua própria miséria e a crença de que era possível acabar com ela.

Mas estes dezoito meses foram também de desencanto: partidos sem vontade de provocar uma mudança real na vida das pessoas; jornais «entusiasmados com o seu poder de criar acontecimentos» e agarrados aos mitos que fabricavam; e vanguardas supérfluas que instrumentalizavam os desejos dos deserdados à medida de cada ismo, sabotando qualquer tentativa de auto-organização. Portugal: A Revolução Impossível? é um mergulho nas águas agitadas do PREC, longe dos comícios, ao lado de gente comum; uma crónica minuciosa e apaixonada de um povo em alvoroço, pelos olhos de um irlandês libertário a viver em Portugal. 



Uma revolução impossível? Sim, dirão alguns. Impossível porque não pode existir nenhuma ilha de comunismo libertário num mar de consciência capitalista. Impossível porque a revolta estava alicerçada no subdesenvolvimento da sociedade. Impossível porque era o capitalismo de Estado, e não o socialismo, que estava na cabeça dos revolucionários. Mas os homens e as mulheres sempre sonharam sonhos «impossíveis».

Maurice Brinton

Portugal: The Impossible Revolution?
Disponible également en anglais chez PM PRESS



LE LIVRE QUI A INSPIRE NOTRE ÉMISSION SUR 

vendredi 16 mars 2018

Pour une critique de l'Idéologie Boulangère (Vosstanie Editions PDF)

Pour une critique de
l'Idéologie Boulangère
Décroissants de la brioche et une Rolls!


ÉPIGRAPHE

La société capitaliste contemporaine lèse les intérêts de l'intelligentsia, que celle-ci soit ou non partie prenante du système et en outre l'humilie en la plaçant sous la dépendance des capitalistes. Ressentant son humiliation, l'intellectuel se rebiffe et va s'adresser aux esclaves du travail manuel, toujours prêts à se rebeller, en s'efforçant de leur prêcher la révolution, [...] lorsque le progrès bourgeois stagne. Cependant, comme il ne souffre pas pour les mêmes causes, ni de la même manière que l'ouvrier il ne propose à celui-ci que des plans de lutte tels qu'ils permettent d'éliminer immédiatement les causes de son propre mal, sans pour autant apporter quoi que ce soit au «camarade » ouvrier qui le suit, mis à part la promesse d'un meilleur avenir. Les exigences qui ont mû les ouvriers sont toujours inévitablement remises, par l'intellectuel, à plus tard, laissées de côté, pour le « futur ».
Jan Waclav Makhaïski


Mais, de même qu’il y a des besoins corporels dont tout un chacun peut et doit s’occuper par lui-même, il existe aussi des objets du savoir qu’il est indispensable que tous connaissent et qui ne ressortissent, pour cette raison, à aucune science spécialisée particulière. La faculté de penser humaine est un objet de cette espèce : la connaissance, l’entendement, la théorie qui s’y rapporte ne peuvent être abandonnées à aucune corporation.



*

« Quand la dernière solution à la mode proposée, et prônée, n'est autre que d'être un animateur à mégaphone, un boutiquier alternatif équitable ou un épicier radicalement bio et autogéré;

Quand la frugalité, l'éloge de la « simplicité volontaire » et les traités « Maussiens » sur le renoncement au quantitatif s'affichent dans de nombreuses librairies radicales, c'est que la soumission à l'ordre dominant s'annonce des plus fantastique.

L'éloge du qualitatif dans la société capitaliste n'est ni plus ni moins que le retour de l'Homo - œconomicus qui revient par la fenêtre!

L'audience des discours, leurs diffusions, n'est pas sans nous faire penser que le prochain « serrage de ceinture » sera pour le prolétariat ! Qui, c'est bien connu, ne s'achète que des écrans plasma avec ses 900 euros.

Il n'y a qu'un pas pour penser que l'idéologie qui vient est toujours l'idéologie de la classe ascendante, c'est à dire celle qui annonce la prochaine offensive contre les exploités
».

Compil de textes Vosstanie - un livre de 103 pages.

Vosstanie Éditions 2017


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Quelques exemplaires au format papier sont encore disponibles. 


Voir aussi


jeudi 15 mars 2018

Le problème avec les “sujets de la marchandise” - Point de vue image de classe (22)

 Le problème avec 
les “sujets de la marchandise” 
Point de vue image de classe (22)


Il y a des gens qui font profession d’écrire, d'autres qui écrivent pour écrire.

Je crois écrire essentiellement pour ne pas me décomposer ou pour me recomposer.

Il n'est pas rare de sortir du travail légumisé par la fragmentation des tâches qui fusent dans cet espace imposé, et qui ne me laisse même pas l'opportunité de me curer le nez quand je le souhaite.

Je n'en finis pas de répéter le même geste, de dire les mêmes inepties, et si j'ai accès à un clavier je dois bien constater que les réponses automatiques des messageries électroniques paramétrées par défaut se trouvent être bien plus créatives que mes propositions.

Par moment il m'arrive de souhaiter être un robot. Pour ne plus rien ressentir, ressasser. Pour ne plus être touché par l'agressivité imposée par le rythme du travail et qui rends encore plus cons les abrutis.

Je crois poser une distance en alignant des mots alors qu'il ne s'agit simplement que me défragmenter pour => Démarrer comme un => Programme et être un => Accessoire au service de la “rationalité” marchande.

On me demande implicitement de "lisser" au boulot, c'est à dire et de me comporter comme un robot humain ou alors un humain robotisé je ne sais plus vraiment ou peut-être que je sois aussi "fluide" qu'une tablette sous Android ?

J’utilise d’ailleurs les deux options pour me défendre contre les attaques liées à la “productivité”. Ça frotte "donc je suis" pourrais-je encore m’émerveiller me consoler et me faire dire que le cluster humain que je suis pense encore !

Mais ne m'utilise-t-on pas parce que “je pense” ou que je crois que je pense et pour ce que je ressens, c’est à dire pour ma plasticité psychique autrement dit ma manière de construire, en fonction des situations une réponse non de robot mais personnelle, idoine, faisant intervenir mon histoire, mon affectivité ceci pour la mettre au service de situations relativement cadrées et reproductibles mais donnant l’illusion d’une humanité ou d’une attention spécifique ?

Et si le grand tour de force du capitalisme et de son processus n’était pas tant de faire de nous des “objets” mais de nous faire croire que nous sommes des “sujets” ?

Un “objet” ne désire pas, ne souhaite pas, ne croit pas, ne s’imagine pas qu’il comprend, même si nous lui prêtons un tas de caractéristiques dites humaines.

Le problème avec les “sujets de la marchandise” c’est qu’ils sont tyrannisés par l’injonction à vivre comme des êtres dits “libres” avec ce fameux souhait contemporain et creux d’être “autonome” dans un monde capitaliste, tout en étant contraints de se vendre comme des “choses” ceci parce que nous sommes séparés, et dans l’impossibilité de vivre pratiquement hors de la logique de l’accumulation d’argent et donc d’être exploités.

On ne s’étonnera donc pas de la recherche de “solutions” dans les “communautés de la marchandise” au travers des médiations, représentations de celles-ci.

On parle souvent de réification c’est à dire d’être considéré comme une chose, un objet que l’on pose ici et là, que l'on utilise comme un moyen pour arriver à une fin. Cela peut être assez juste par moment. Mais si je souffre, si j’y pense et si ma chair est touchée n’est-ce pas aussi parce que j’ai de plus en plus conscience de cela ? Sans qu’une “autorité” autre que moi-même ne puisse prendre en considération ce qui m’arrive et même ne me décharge de ce que cela m’impose ?

Cette individuation ou subjectivation c’est à dire l’histoire qui nous porte et nous à séparé/arraché des communautés originaires et trop souvent idéalisés (archaïques, paysannes, familiales etc.…) a aussi brisé un cosmos, des arrière-mondes, des espaces, et modifié notre perception du temps jusqu'à casser un rapport au Tout, aux récits et peut-être aussi à l’engagement collectif pour la défense de certains idéaux de perfectibilité humaine.

Les lettres s'agglutinent et se collent pour finalement faire sens et donner lieu à une composition, à une forme de prise de recul. C’est peut-être le sens de ces mots qui me permettent de refaire aussi bien mon unité que de pouvoir me projeter avec d’autres et d'appréhender le réel d’une manière non parcellaire. Mais peut-être est-ce aussi le dernier refuge du prisonnier que celui d'écrire...?

Il s’agit encore et toujours de pouvoir transformer totalement notre monde, sans pleurer sur ce qui disparaît ou nous transverse pour réfléchir sur les potentialités et les perspectives qui s’ouvrent dans la contradiction (1) et briser définitivement toutes les taules.


Note.

(1) Il n'y a pas de "matrice", d’au-delà du monde ou de dualité. Il n'y a que la tension de la contradiction.

mardi 20 février 2018

Notre ami et camarade José Hipolito Santos n'est plus (1932-2017)

 José Hipolito Santos

 [IN MEMORIAM]
 1932-2017

Notre ami et camarade José Hipolito Santos n'est plus...



Ancien membre de la LUAR (Liga de Unidade e Acção Revolucionária) - Des Cadernos de Circunstancia.
Acteur de la révolte da Sé en 1959 et du "Golpe de Beja" le 1er Janvier 1962.
+ Itinéraire En 5 parties.
1- Premiers engagements - Seara nova et Antonio Sergio - La révolte da Sé - Golpe de Béjà, la prison.
2 - L'Exil - de L'Algérie au Maroc.
3 - Les Cadernos de Circunstância et Mai 1968.
4 - La LUAR.
5 - Retour au Portugal en 1974 . Des "moradores" au PRP.


 
Ancien membre de la LUAR (Liga de Unidade e Acção Revolucionária) - Des Cadernos de Circunstancia.
Acteur de la révolte da Sé en 1959 et du "Golpe de Beja" le 1er Janvier 1962.

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136 minutes






Voir aussi le journal Mapa de février-avril 2018 N° 19 ou un long portrait lui est consacré. 



Se a gente lutar por ela 

jeudi 15 février 2018

Soldat Jamais ! - Point de vue image de classe (21)

Soldat Jamais !
Point de vue image de classe (21)


Je n’ai pas eu à me justifier. À sortir ma batterie d'arguments. Mes parents étaient déjà préparés au courant depuis que j’avais choisi une filière littéraire ma "virilité" avait déjà été mise à mal.

Alors pendant que je tentais désespérément de démontrer l’inexistence de Dieu, et de critiquer cette posture d’immigré qui s’excuse constamment et dit merci à chaque phrase, j'annonçais comme ça sans rapport que je ne voulais pas faire l'armée. Personne n’a vraiment eu quelque chose à en redire sur le moment.

Vian tournait dans ma tête

Demain ça sera ton jour “ *

Ce fut le moment de réactiver un peu d’histoire familiale.

Mon père insoumis restait discret. Ma mère ruminait la manière dont elle allait l’annoncer aux ami(e)s et connaissances.

Le milieu dit "anarchiste" de l'époque fut incapable et inexistant pour m’orienter ou me soutenir dans mon souhait de me soustraire à cette “obligation”. La fameuse “entraide” libertaire au milieu de ricanements.

J’ai vite compris ce qu’était un fonctionnaire de la révolte au sens propre comme au figuré.

20 mois.

J’étais recherché dans un autre pays. Ma grand mère catastrophée avait appelé un soir. C'était écrit à côté de la vielle église du village. L’infamie à son comble.

Mon objection de conscience fut un moment possible pour préparer une révolution. Une manière de dire que j’étais contre le monde. Peut-être que je n’ai pas eu assez de "courage" pour l'insoumission ? Je n'étais pas dans ce registre de l’héroïsme militant.

On se taille une ligne de vie ou un truc comme ça. Quelque chose que l’on ne peut pas oublier parce qu’on l’a dans le creux quand on tient un stylo ou quand on donne sa main.

Pendant que je suis en “poste” depuis quelques mois le service national est “enterré” nous dit-on alors. Chirac décide de «suspendre» l'appel obligatoire sous les “drapeaux” .

20 ans après les vieilles “nostalgies” puantes s’invitent sur fond d’offensive anti-sociale.

Faut qu' les gros puissent se goinfrer
Faut qu' les petits puissent engraisser
“*

On regarde dans le rétro. Je pensais être le dernier d’un temps. À quoi bon je me disais ….?

On fêtera peut-être les tranchés en novembre prochain qui sait ? Avec tambours et trompettes.

encore une fois
Rompons les rangs !


Note.

* Les Joyeux Bouchers par Boris Vian




 
Otto Dix  - Abend in der Wijtschaete-ebene (Novembre 1917), 1924