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mardi 20 septembre 2011

L’École des ouvriers - Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers

L’École des ouvriers - Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers

Le rejet du travail scolaire par les « gars » et le sentiment qu’ils « en savent plus » trouvent un écho dans le sentiment très répandu dans la classe ouvrière que la pratique vaut mieux que la théorie : « Un brin de zèle vaut une bibliothèque de diplômes », annonce un grand placard placé dans l’atelier. L’aptitude pratique vient toujours en premier et a statut de condition préalable à toute autre forme de savoir. Alors que la culture petite-bourgeoise considère les diplômes comme un moyen de moduler vers le haut la gamme des choix offerts à un individu, du point de vue de la classe ouvrière, si le savoir ne se justifie pas, il faut le rejeter.
Au travers d’une enquête (classique de la sociologie du monde ouvrier) menée dans un collège anglais fréquenté essentiellement par des enfants d’ouvriers, le sociologue Paul Willis analyse comment ils en viennent à accepter, après leurs parents, des positions relativement dominées dans le monde du travail. De l’école à l’usine, ce livre rend compte de la façon dont, en désorganisant l’encadrement scolaire, en s’opposant aux « fayots », ils privilégient la sortie du système scolaire, confirmant le fait que l’école ne leur promet aucun avenir professionnel en dehors du travail manuel.

Préface, postface et entretien avec l’auteur par Sylvain Laurens et Julian Mischi

Editions Agone ISBN : 978-2-7489-0144-3 456 pages 25.00 euros

jeudi 15 septembre 2011

Du mouvement communiste à la communisation

Nous répondons rapidement à un courriel concernant notre position sur le concept de communisation.

Nous retrouvons plus particulièrement cette formulation du communisme théorique qui se veut pratique dans certains écrits récents de Gilles Dauvé et Karl Nesic (troploin.fr) mais aussi dans la publication en ligne Meeting proche des éditions Senonevero.

Si nous avons quelques affinités avec ces "groupes", elles relèvent plus particulièrement de notre dégoût commun du vieux monde.

En revanche nous sommes étrangers à ce concept plus proche de la métaphysique (anti-dialectique) que du mouvement réel.

En ce qui nous concerne, nous considérons que le concept de "communisation" est l'un des avatars d'un autre, celui de "mouvement communiste" développé par Gilles Dauvé dans son livre édité chez Champ Libre au début des années 1970: LE MOUVEMENT COMMUNISTE.

De la taupe qui creuse sans s'en apercevoir, ou du prolétaire capital-variable qui lutte malgré lui et nécessairement, ceci peu importe son opinion, pour la construction du parti historique, (proche d'un structuralo-marxisme et de la "pratique théorique" qui a donné la revue/groupe théorie communiste ou TC) nous sommes passés homothétiquement a une autre forme du mouvement communiste.
 
Ainsi le Sujet est sur-investi (tout en étant pas encore définit) d'une tache qui s'accomplira automatiquement (communisation des rapports) en ne rencontrant jamais le réel, la matière et ses contradictions.

Plus modestement nous ne savons pas quelle forme, chemin prendra la lutte pour une société communiste. Faut-il encore spécifier ici que nous n'aimons pas faire bouillir les marmites du futur ?

Nous savons surtout que la bourgeoisie ne se laissera pas faire, et qu'elle se charge de rafraichir notre mémoire en actes à chaque instant.

Ce paramètre étant posé, pouvons nous sincèrement envisager qu'il y aura une homogénéité spatio-temporelle d'une révolution communiste à l'échelle mondiale ? Ceci relève d'une douce rêverie pour ne pas dire qu'il s'agit d'une production fantasmée du communisme et de sa dérive "théoriciste". Théoricisme (ou idéologie de la  théorie) liée inévitablement à l'absence de liaison/rapport entre le "milieu théorique" majoritairement composé d'individus qui ne partagent pas le quotidien de la classe ouvrière, dont l'extraction sociale est homogène (petite bourgeoisie - classe moyenne supérieure) et lié au secteur public ou parapublic. Il faudra aussi plus tard questionner cette "pureté" cet automatisme du processus tant souhaité ici comme une mystique et une esthétique.

Nous nous intéressons peu au débat sur la linéarité du passage au communisme ou son automatisme, pas plus à la communisation, notion étrangement proche. (Voir le débat Kautsky / Bernstein ). Ceci parce qu'il n'y rien bien nouveau sous le soleil de l'utopie tranquille ou radicale consolante. (1)

Si cette "communisation" est réalisable, bien sûr nous signons bien volontiers, dès à présent, des deux mains ! Ceci comme nous ne faisons pas un principe de la violence révolutionnaire. Mais l'histoire des luttes prolétaires nous enseigne hélas bien d'autres "contes"...Voila pourquoi nous ne baissons pas la garde et préférons sur-estimer la tâche ! Parce que nous avons une conception de l'histoire réfléchissante.

Ce que nous savons plus certainement c'est que la participation consciente du prolétariat est un impératif, et que la destruction du capitalisme, de l'Etat, des classes, des frontières, des hiérarchies, du salariat  (voir nos positions) ne se négocie pas !!


1. Voir à ce sujet le titre d'un des écrits du site Troploin rédigé par le binôme Dauvé/Nesic. Il va falloir attendre. Quoi donc pouvons nous demander ? Qui peut encore se permettre d'attendre ? Nous ne sommes pas impatients, la situation est simplement impossible !

mardi 13 septembre 2011

Karl Marx Vie et œuvre par Otto Rühle

Vient de paraitre aux éditions Entremonde:

Karl Marx Vie et œuvre par Otto Rühle
Otto Rühle (1874-1943) est une figure de proue de la gauche communiste, plus tard qualifiée de conseilliste, mais que Lénine préféra qualifier de maladie infantile du communisme pour son refus du parlementarisme et du syndicalisme. Ancien député social-démocrate, membre fondateur du Spartakusbund, puis délégué au conseil ouvrier et militaire de Dresde en 1918. Il s’opposa à Rosa Luxemburg sur la question des élections en s’affirmant pour l’auto-organisation du mouvement ouvrier et contre le parti.
Dans son Karl Marx (1928), Rühle retrace l’épopée intellectuelle et militante de Marx. Cette biographie est la parfaite introduction à Marx. Son œuvre philosophique, politique et économique y est largement citée, décortiquée et commentée. Rühle met en lumière les relations familiales et amicales parfois houleuses que Marx entretient avec les autres protagonistes du grand mouvement social du XIXe siècle.
18.00 €  • 360 pages ISBN: 978-2-940426-17-1

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Couverture de la première édition chez GRASSET